Pourquoi les producteurs de fruits rêvent-ils enfin de robotisation ?

Dans le milieu industriel, la robotisation est en marche depuis plusieurs décennies. Elle a permis de réduire considérablement le temps et les coûts de fabrication. Les robots industriels eux-mêmes ont été grandement améliorés et ils sont désormais extrêmement modulables et peuvent s’adapter à presque toutes les chaînes de production. Les progrès dans le domaine sont si grands que même les producteurs de fruits commencent à rêver de robots cueilleurs.

Des robots parfaitement adaptables

Si la filière de l’agriculture se met à rêver de robotisation, surtout dans le secteur des fruits et des légumes, c’est bien parce que les progrès récents dans le domaine le permettent. Depuis quelques années, l’apparition de robots parfaitement modulable permet aux fabricants de robots d’offrir des modèles qui s’adaptent à toutes les situations et à toutes les chaînes de production.

Or, pendant longtemps, les robots coûtaient trop cher, justement parce qu’ils s’adaptaient mal aux environnements un peu différents. Cependant, depuis peu, il est de plus en plus facile pour les fabricants de produire des robots qui s’adaptent à toutes les situations. Un robot modulable pourra même être modifié pour s’adapter à certains changements et pour réaliser des tâches complexes.

Des robots toujours plus délicats

L’essor potentiel des robots cueilleurs intervient en même temps que certaines améliorations importantes de leur capacité. Effectivement, des étudiants du MIT ont développé une technologie qui pourrait permettre, à terme, de donner le sens du toucher aux robots. Une nouveauté qui pourrait jouer un rôle important dans la cueillette des fruits et des légumes.

Si certains robots sont déjà capables d’observer et de différencier les espèces de légumes et de fruit, ils ne sont pas encore toujours parfaitement adaptés à la cueillette. Il est possible de les programmer pour qu’ils adaptent leurs actions aux fruits et légumes en question, mais certaines améliorations techniques, comme l’apparition du toucher, vont être nécessaires pour qu’ils soient vraiment efficaces.

Un secteur qui manque cruellement de main-d’œuvre

Les producteurs de fruits et de légumes composent l’un des rares secteurs qui manquent actuellement de main-d’œuvre. L’arrivée éventuelle de robots cueilleurs n’agite donc pas des lubies de profits records chez la plupart d’entre eux, mais simplement la promesse de pouvoir combler les 25 à 30 % de main-d’œuvre manquante chaque année.

Avec un rendement de près de 25 000 fruits par jour, les premiers prototypes de robots cueilleurs sont très encourageants. La question de leurs déplacements sur les terrains parfois accidentés de certains types de cultures n’a pas encore été totalement réglée, mais il ne fait aucun doute que la robotique s’emparera bientôt du secteur comme elle s’est emparé de nombreux autres.

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